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Mercredi 5 septembre 2007
Il y a deux façons de communiquer : soigner la forme et soigner le fond. Ces deux points ne s'opposent pas de façon binaire ; ils se complètent. Négliger l'un peut nuire à l'autre.
Il va de soi que le cartésien que je suis a tendance à privilégier le fond ; malheureusement souvent au détriment de la forme. Ce travers me fait détester ces discours creux qui ne parlent de politique que pour la politique, totalement détachés des réalités de terrain. De ce point de vue, je suis resté un peu sur ma faim suite aux discours de cloture de l'Université d'Été. Ça manquait un peu de concret.
Je n'avais pu écouter les discours d'introduction (voir mon autre article sur ce blog). Bizarrement, je n'ai pas trouvé celui de Ségolène Royal sur le site du PS. Il est pourtant exemplaire, concret ; tout ce que j'aime en politique, loin des médiocrités de certains qui montrent la paille dans l'oeil du voisin sans voir la poutre dans le leur.

À voir absolument :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=1885
Par Emmanuel-Marc Dubois - Publié dans : Société
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Mercredi 5 septembre 2007
J'ai participé avec intérêt à l'un des ateliers de La Rochelle... Un seul ; non par manque de volonté mais par manque de places ! Je ne voulais pas louper celui-là. J'étais donc le premier dans la salle.

Compte rendu officiel :
http://rochelle2007.parti-socialiste.fr/2007/09/01/atelier-n°-13-le-vote-ecologiste-dans-la-presidentielle/
J'écris "officiel" parce qu'il manques quelques détails mais on ne peut demander au rapporteur qui l'a écrit en temps réel de pouvoir faire exhaustif. Mais est-ce nécessaire ? L'essentiel est dans les toutes dernières interventions.

J'avais compris l'importance d'arriver tôt la veille, après avoir passé trois quart d'heure d'attente pour obtenir un badge, ce qui m'avait privé du discours introductif pour cause de salle pleine. Dehors, un peu plus tard, Stéphane Le Foll nous a expliqué que, les autres années, les gens arrivaient progressivement tout au long de l'après-midi. Que s'est-il donc passé cette année pour que tout le monde soit là dès 14h vendredi ? Y aurait-il un lien avec cette nuée de journalistes qui a copieusement bousculé les files d'attentes pour frayer un chemin à Ségolène Royal vers l'auditorium ?
;-)
Par ailleurs, je crevais d'envie de dire ses 4 vérités à Lienemann. Un fabiusien a calmé ma fougue mais d'autres ont eu la même idée que moi et sont allés jusqu'au bout. Une envie particulièrement forte de dire à cette provocatrice : "au revoir Mme Lienemann".
Par chance, la plupart des diviseurs étaient absents, ce qui leur a valu quelques remerciements à la tribune le dimanche matin. En effet, on a pu pleinement profiter du moment ; au grand dam des journalistes qui cherchaient un os à ronger.

Petite anecdote : l'atelier 13 se tenait dans une petite salle d'une centaine de places, avec des militants peu ou pas connus du grand public à une exception près... Ségolène Royal, arrivée vers 11h avec Jean-Louis Bianco. Une présence discrète très très appréciée par les militants présents.
L'un d'eux n'a pas manqué de la remercier d'avoir su insuffler un vent de renouveau au PS avec les débats participatifs.
Et tant pis si ce vent là fait peur à d'autres. J'ai d'ailleurs constaté au terme du week-end que ces craintes venaient principalement de personnes qui, au PS, ont peur de perdre leur poste d'ici quelques mois. À méditer.
Par Emmanuel-Marc Dubois - Publié dans : Environnement
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Mercredi 15 août 2007
Les militants et sympathisants de droite tentent de justifier la soi-disante nécessité d'instaurer un bouclier fiscal ou de baisser l'impôt sur le revenu. Mais quelle difficulté a-t-on à payer ses impôts quand on n'est pas dans le besoin ?
De façon quasi-généralisée, ces gens-là oublient systématiquement que le plus lourd des impôts (de très loin) est la TVA, qu'ils veulent augmenter. Afin d'illustrer mon propos, je me contenterai de rappeler qu'un simcard, pour ses seuls achats de nourriture, verse chaque année à l'État plusieurs centaines d'euros de taxes sur la valeur ajoutée. Si l'on fait la somme de ses dépenses, c'est plus d'un millier d'euros qui lui sont ponctionnés, alors que ses conditions de vie sont misérables.
Et comme cet impôt est proportionnel à la consommation, le montant versé par les plus aisés et largement supérieur à cet exemple (d'autant qu'ils sont les premiers consommateurs de produits fortement taxés)
Par Emmanuel-Marc Dubois - Publié dans : Économie
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Jeudi 26 juillet 2007
On nous assène souvent que la régression sociale actuelle est la conséquence de la mondialisation.
Il est un exemple flagrant où cette assertion est fausse : les transports. Comment un ouvrier chinois pourrait-il avoir une incidence sur un train qui se déplace en France ?
Pourtant, jamais la SNCF n'a été autant la proie d'une destruction sociale qu'actuellement. Celle-ci est sournoise et repose sur l'application d'un argument que l'on ne combat pas assez : la concurrence.
Au nom de ce principe que certains sanctifient alors qu'il symbolise l'âge de pierre des échanges commerciaux, la direction de la SNCF segmente, filialise, et prépare le terrain pour une explosion finale que personne ne saurait dater mais qui se produira de toute façon sur l'autel du libéralisme pour le plus grand plaisir d'intérêts privés qui s'empareront du gâteau qui ne bénéficiait jusqu'alors qu'à l'État, c'est à dire à l'ensemble des citoyens.
Petit rappel historique : la SNCF est née de la fusion de l'ensemble des compagnies de chemin de fer alors en crise. Le rail coûtait trop cher face à la route ; l'État a donc dû intervenir. Cette union a fait la force de la SNCF de la fin du XX° siècle, celle du TGV et du reccord du monde de vitesse sur rail.
Aujourd'hui, nous, citoyens, sommes en train de nous faire voler cet outil collectif par des capitalistes qui n'ont aucun sens de l'intérêt général, au moment même où le rail devrait jouer un rôle majeur dans la lutte pour la préservation de notre environnement.
L'exemple de la filiale de la SNCF "Naviland Cargo", ex-CNC (spécialisée dans le transport de conteneurs) est de loin le plus édifiant de tous mais illustre l'ambiance délétère qui règne à la SNCF.
En 2003, le chiffre d'affaire de la CNC était de 165 millions d'euros. Elle possédait près de 4000 wagons et utilisait 26 terminaux de chargement de conteneurs. Elle employait 583 personnes sous statut SNCF. Une opération de "destruction massive" de cette filiale a été opérée (en plus de l'angilicisation du nom, symbole pathétique) entre 2004 et 2006 : suppression de plus de 60% des effectifs, du matériel roulant et des terminaux. Le Chiffre d'affaire a chuté également de 60%, tombant à 65 millions d'euros ; autant de containers qui ont sans doute pris la route au lieu du rail...
Crise du ferroutage ? Pas du tout !
Désormais, Naviland Cargo embauche plus de 100 cheminots. Après la purge, la renaissance. Oui, mais attention ! Le président de l'ex-CNC prévient : ce sera « aux conditions de travail de Naviland Cargo » ; comprendre que les nouvelles recrues travailleront plus... Ainsi, pour répondre aux contraintes de la concurrence et de la rentabilité, on vire les anciens et leurs conditions sociales "trop humanistes" pour les remplacer par des employés corvéables à merci... et tant pis pour la qualité.
Cet exemple symbolise parfaitement la déchéance de notre société, induite par le modèle ultra-libéral.


Sources  : "La vie du rail", notamment n°2842 du 25/4/07, p. 7.
Par Emmanuel-Marc Dubois - Publié dans : Transports
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Dimanche 15 juillet 2007
Petit rappel philosophique tiré de Platon, La République, livre VII :

[519e] Tu oublies encore une fois, mon ami, que la loi ne se préoccupe pas d'assurer un bonheur exceptionnel à une classe de citoyens, mais qu'elle s'efforce de réaliser le bonheur de la cité tout entière, en unissant les citoyens par la persuasion ou la contrainte, et en les amenant à se faire part les uns aux autres des avantages que chaque [520] classe peut apporter à la communauté; et que, si elle forme de tels hommes dans la cité, ce n'est point pour les laisser libres de se tourner du côté qu'il leur plaît, mais pour les faire concourir à fortifier le lien de l'État.
C'est vrai, dit-il, je l'avais oublié.


Le texte complet de l'allégorie de la caverne :
http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/platon/rep7.htm
Par Emmanuel-Marc Dubois - Publié dans : Philosophie
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