Il existe plusieurs façons de donner un sens à sa vie. La politique en est une.
J'ai, depuis le 10 mai 1981, toujours eu un intérêt marqué pour la politique. Je voulais tout d'abord comprendre pourquoi l'arrivée de François Mitterrand constituait un changement. Puis j'ai essayé de comprendre en quoi cela pouvait être utile.
Pendant 20 ans, j'ai joué de malchance, en quelque sorte, en ne me trouvant pas au bon moment avec les bonnes personnes et les bons sujets à traiter pour m'investir pleinement dans ce domaine.
En 2002, je suis allé voter Jospin dès le premier tour, mais sans démarche militante. J'ai trouvé pathétique de voir tant de gens défiler dans la rue pour expier d'une certaine façon, pour nombre d'entre eux, le fait de s'être gourés de candidat au premier tour.
Cette fois ci, pas question de rester passif. J'ai donc fait la démarche de m'inscrire au PS en avril 2006, peu après mon arrivée au Mans. Tout est favorable à mon implication. Mon action associative m'a donné de l'assurance que je n'avais pas forcément auparavant (notamment le simple fait de s'adresser à une salle pleine, sans trac). Le contexte pré-électoral crée une dynamique qui permet d'agir, tant dans les débats que dans l'action de communication. Les sujets qui me touchent sont un terreau fertile pour alimenter le débat.
Bref, je me rends compte que faire de la politique, c'est quelque chose de gratifiant dès lors qu'on l'aborde dans le cadre d'une démarche humaniste.
Le choix du parti socialiste, quant à lui, s'est fait naturellement, car il correspond aux valeurs que ma famille m'a
transmis. Cela ne m'empêche en rien, bien au contraire, de fréquenter des personnes de tout bord, y compris à l'extrême droite. Ce n'est pas en les rejetant qu'on les convaincra que le rejet de
l'autre n'est pas constructif !
La politique ne peut pas être efficace si on la pratique avec des oeillères.
En novembre 2006, ont eu lieu les débats autour de l'investiture du Parti Socialiste. Cela a été pour moi l'occasion de découvrir beaucoup de facettes dans la candidate désignée, en laquelle je me reconnais notamment dans la méthode qui tranche avec la politique "à l'ancienne". J'ai donc adhéré à Désir d'Avenir, mouvement associatif parallèle au PS. La principale fonction de Désir d'Avenir (à mes yeux) est de permettre une transversalité des débats, l'organisation du PS étant relativement hiérarchique.