Publicité

Transports

Samedi 6 janvier 2007
Le Varistart est une invention de Jean-Marc Baggio, un ami que j'apprécie particulièrement. Son système d'engrenages est une véritable révolution. Il s'agit d'une assistance au démarrage qui permet de s'affranchir de l'effort important à fournir à ce moment là. Les applications sont multiples et auront vraissembablement un impact écologique très important. J'ai mis son site en lien direct sur ce blog. C'est en anglais, désolé ; il s'agit pourtant d'une invention bel et bien française.
Par Emmanuel Marc Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 12 janvier 2007
Ce jeudi 11 janvier 2007, le maire du Mans dévoilait la première rame du Mans, baptisée « Désir ». Comme l'inauguration du tramway est prévue pour le 12 novembre, date anniversaire des 60 ans de la suppression du tram au Mans, on peut considérer qu'il s'agit du tramway nommé « Désir » d'avenir. Le clin d'œil à Ségolène Royal est subtil mais j'avoue que ce genre de petites sucreries de la vie me plaît beaucoup. Video 3GP en commentaire.
Par Emmanuel Marc Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 26 juillet 2007
On nous assène souvent que la régression sociale actuelle est la conséquence de la mondialisation.
Il est un exemple flagrant où cette assertion est fausse : les transports. Comment un ouvrier chinois pourrait-il avoir une incidence sur un train qui se déplace en France ?
Pourtant, jamais la SNCF n'a été autant la proie d'une destruction sociale qu'actuellement. Celle-ci est sournoise et repose sur l'application d'un argument que l'on ne combat pas assez : la concurrence.
Au nom de ce principe que certains sanctifient alors qu'il symbolise l'âge de pierre des échanges commerciaux, la direction de la SNCF segmente, filialise, et prépare le terrain pour une explosion finale que personne ne saurait dater mais qui se produira de toute façon sur l'autel du libéralisme pour le plus grand plaisir d'intérêts privés qui s'empareront du gâteau qui ne bénéficiait jusqu'alors qu'à l'État, c'est à dire à l'ensemble des citoyens.
Petit rappel historique : la SNCF est née de la fusion de l'ensemble des compagnies de chemin de fer alors en crise. Le rail coûtait trop cher face à la route ; l'État a donc dû intervenir. Cette union a fait la force de la SNCF de la fin du XX° siècle, celle du TGV et du reccord du monde de vitesse sur rail.
Aujourd'hui, nous, citoyens, sommes en train de nous faire voler cet outil collectif par des capitalistes qui n'ont aucun sens de l'intérêt général, au moment même où le rail devrait jouer un rôle majeur dans la lutte pour la préservation de notre environnement.
L'exemple de la filiale de la SNCF "Naviland Cargo", ex-CNC (spécialisée dans le transport de conteneurs) est de loin le plus édifiant de tous mais illustre l'ambiance délétère qui règne à la SNCF.
En 2003, le chiffre d'affaire de la CNC était de 165 millions d'euros. Elle possédait près de 4000 wagons et utilisait 26 terminaux de chargement de conteneurs. Elle employait 583 personnes sous statut SNCF. Une opération de "destruction massive" de cette filiale a été opérée (en plus de l'angilicisation du nom, symbole pathétique) entre 2004 et 2006 : suppression de plus de 60% des effectifs, du matériel roulant et des terminaux. Le Chiffre d'affaire a chuté également de 60%, tombant à 65 millions d'euros ; autant de containers qui ont sans doute pris la route au lieu du rail...
Crise du ferroutage ? Pas du tout !
Désormais, Naviland Cargo embauche plus de 100 cheminots. Après la purge, la renaissance. Oui, mais attention ! Le président de l'ex-CNC prévient : ce sera « aux conditions de travail de Naviland Cargo » ; comprendre que les nouvelles recrues travailleront plus... Ainsi, pour répondre aux contraintes de la concurrence et de la rentabilité, on vire les anciens et leurs conditions sociales "trop humanistes" pour les remplacer par des employés corvéables à merci... et tant pis pour la qualité.
Cet exemple symbolise parfaitement la déchéance de notre société, induite par le modèle ultra-libéral.


Sources  : "La vie du rail", notamment n°2842 du 25/4/07, p. 7.
Par Emmanuel-Marc Dubois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 10 septembre 2007
En ce mois d'août 2007, la SNCF a annoncé l'arrêt des marchandises en wagon isolé dans 262 gares au 30 novembre prochain. D'autre part, 140 à 190 autres gares seraient concernées en 2008.
On riera jaune au passage de constater que la ville de Sablé, celle du premier ministre en place, François Fillon, est concernée par cette vague de fermetures sans précédent. Ceux qui ont eu la mauvaise idée de voter pour lui aux législatives en pensant qu'il saurait défendre leurs intérêts n'auront qu'à mieux réfléchir la prochaine fois.
Au delà de la destruction sociale que cela représente et de l'impact économique sur la vie rurale, il est un détail qui n'a pas échappé aux journalistes de "La vie du Rail" (5 septembre 2007, p. 4-8). Une société privée est en cours de création pour assurer le trafic en wagon isolé là où il pourrait encore être rentable.
Petit rappel : c'est suite à l'ouverture à la concurrence du trafic de marchandises sur rail que la SNCF a perdu des parts de marché sur les convois les plus rentables ; perdant ainsi les moyens d'assurer un service de proximité.
Mais le problème est plus profond. Lorsque l'on privatise une société, l'État récupère la valeur de son investissement alors que dans le cas présent, la SNCF ferme purement et simplement le service et laisse une société privée s'implanter sans le moindre rachat de la valeur commerciale et sans la moindre mise en concurrence !
Ce sont donc les citoyens qui, au travers de l'État et la SNCF, se font spolier leur bien au profit de world companies et autres fonds de pension américains ; et ce pour 0 euro !

Qui sont les coupable de cette absence de déontologie ? Le gouvernement, Anne-Marie Idrac et ses sbires de la SNCF ou les technocrates européens qui lancent des directives sans réfléchir un instant au désordre qu'ils provoquent ? Je les imagine bien se renvoyant la balle.
Par Robinwood Lelouch
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 20 octobre 2007
Depuis deux ans, la CCV (communauté de communes de Villeneuve/lot), dirigée par Jérôme Cahuzac (PS), expérimente avec succès l'huile végétale pure (HVP) de tournesol comme carburant dans les camions de ramassage des ordures de la collectivité.
Bien que la démarche soit en phase avec la directive 2003/30 de l'Union Européenne, cela ne s'est pas fait sans difficulté. Le préfet a entrepris des démarches en justice pour tenter d'empêcher cette expérimentation. Le gouvernement (M. Coppé) et la majorité UMP ont refusé en décembre l'extension de cette expérience aux autocars et bus au moment même où ils légiféraient pour adapter in extremis le droit français pour éviter une amende.
Le principal frein de la droite est économique. La filière courte des HVP n'est en principe pas soumise à la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) puisque l'huile pure n'est pas un produit fossile. L'État a tout de même mis en place un système de taxation à 19,6% (au lieu de 5,5%) et une TIPP réduite (équivalente à celle du Diester™ mais plus élevée que pour l'ethanol) pour l'utilisation d'HVP en tant que carburant. Cette taxation rend les HVP aussi coûteuses que le gazoil à son prix actuel (±1,05 euro/litre).
L'aspect environnemental des HVP de tournesol est pourtant exceptionnel. Selon les chiffres de l'ADEME de 2002, le rendement du tournesol est de 5,5 contre la moitié seulement pour les esthers de méthyle (diester™) à base d'huile et moins de 1 pour le gasoil (ratio entre énergie produite et énergie consommée lors de la production du carburant).
Aujourd'hui, on produit du diester en complément du gazoil à partir de Colza parce que celui-ci a un meilleur rendement au m2 alors qu'il nécessite beaucoup plus de produits intrants (pesticides) et beaucoup plus d'eau que le tournesol. D'autre part, le tournesol permet par rotation d'augmenter la production des plantations qui le suivent. Contrairement au Colza, la culture (intelligente) du tournesol ne remet pas en cause la production alimentaire.
Son impact sur l'effet de serre est également plus faible que pour le colza. Une taxation différenciée devrait donc être faite entre les HVP (ou diester™) selon qu'elles sont issues du Colza ou du tournesol.
Ces données permettent d'affirmer que l'HVP de tournesol est le seul carburant pouvant bénéficier d'un label "bio".
Toutefois, les surfaces agricoles ne correspondent pas aux besoins actuels de consommation d'énergie dans les transports. Il conviendrait donc de réfléchir à l'utilisation faite de ce carburant. En France, il est actuellement limité à l'auto-consommation des agriculteurs et aux collectivités locales. Un réseau de distribution pirate se propage auprès d'utilisateurs individuels car l'HVP est miscible à 30% au gasoil sans modification du moteur diesel.
D'autre part, les directives européennes prônent une augmentation de la part des agro-carburants dans les essences fossiles ; jusqu'à 10% à relatif court terme. Or les projections sur le coût des carburants fossiles nous laissent entrevoir une flambée des prix et une baisse progressive des ressources. Les véhicules individuels roulant à l'essence fossile ne sont donc pas pérennes.
Enfin, il n'existe aucune alternative au transport de marchandises par camion sur les courtes distances. L'HVP est une alternative efficace au gasoil puisqu'elle peut, après modification mineure, être utilisée quasiment à 100% avec un moteur Diesel.

Je suggère donc que l'autorisation d'utilisation des HVP de tournesol soit étendue aux poids lourds et limitée à ceux-ci. Ainsi, le coût de transport des marchandises ne serait plus indexé sur l'augmentation des carburants fossiles, ce qui assurerait une stabilité économique sans remettre en cause la production alimentaire.
Par Robinwood Lelouch
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus